Feuilles d´Or
Un appel a retourner a la enseignement de la
Bible
"...a combatte pour la foi..." Jude 3
Année Quatre Numéro 4 avril
2009
I- D. La fiabilité de la Bible
- Pouvons-nous vraiment nous
fier à la Bible? Peut-on croire à ses miracles à la lumière de la science
moderne? Peut-on se fier à sa valeur historique et à sa pertinence pour
aujourd’hui? La fiabilité de la Bible dépend-elle de la fiabilité des
hommes faillibles qui l’ont écrite ou de l’infaillibilité de Dieu qui l’a
inspirée?
- On ne défend pas un lion, il
est capable de se défendre lui-même si seulement on ouvre la porte de sa
cage. Ainsi, le croyant ne peut défendre parfaitement la fiabilité de la
Bible; pourtant nous n'avons qu'à la laisser elle-même se défendre (Arthur
Gook Un jeune homme peut-il se fier à sa Bible?)
- Nous pouvons nous fier à la
Bible aujourd’hui parce qu’elle est un livre inspiré, préservé et
traduit dans nos langues modernes. L’inspiration, la préservation et
la transmission de la Bible confirment la fiabilité de notre Bible:
«Les voies de Dieu sont
parfaites, La parole de l’Éternel est éprouvée;
Il est un bouclier pour
tous ceux qui se confient en lui» Ps 18.31
I. D. 1. L'inspiration de la Bible
- La Bible est fiable parce
qu’elle n’est pas le résultat de l’ingéniosité humaine mais le fruit de
l’inspiration divine. Dieu est le réel auteur de la Bible.
a. La base biblique de
l’inspiration*
- 2Ti 3.16 «Toute Écriture
est inspirée de Dieu» elle est donc fiable et utile.
- «Toute l’Écriture» réfère à
l’Ancien et au Nouveau Testament: Jésus parle de l’Ancien dans Lc
24.44,45 (la loi de Moïse, les prophètes et les psaumes), Paul parle
de l’Ancien et des Évangiles dans 1Ti 5.18 (il cite Dt 25.4 et Lc
10.7) et Pierre dans 2Pi 3.16 reconnaît l’autorité des écrits de
Paul comme étant des Écritures;
- «Inspiréede Dieu»,
littéralement «soufflée» (théopneustos) de Dieu, manifeste que la Bible
est le résultat du souffle de Dieu que les hommes ont placé par écrit de
manière à nous montrer comment vivre pour Dieu.
- 2Pi 1.21 «C’est poussé
par le Saint-Esprit» Comme un navire peut être porté par le vent et
dirigé par le pilote (Ac 27.15), ainsi c’est en étant porté et emporté par
le souffle de l’Esprit de Dieu que les auteurs ont écrit les paroles de
Dieu dont bien souvent ils ne comprenaient pas parfaitement le sens (1Pi
1.10,11).
b. L’unité de ses 66 livres
- Il est difficile dans
n'importe quel domaine de voir deux ou trois spécialistes s'accorder sur
un sujet complexe, mais la Bible marque un contraste évident. En effet,
malgré la diversité d'arrière-plan d’environ 40 auteurs et de la période
de 1600 ans d'écriture, la Bible forme une unité étonnante sous les thèmes
centraux de Dieu et de ses relations avec la race humaine.
- Les auteurs, poussés par
Dieu, ont utilisé diverses sources pour écrire la Bible.
1. Du matériel
directement venu de Dieu Par exemple le récit de la création (Gn 1,2) ou
les tables des dix commandements (Dt 9.10).
2. Du matériel de
recherche. Plusieurs écrits sont le fruit des recherches des auteurs que
l’Esprit a supervisé pour qu’il soit bien transmis dans les Écritures. Luc par
exemple a écrit après des recherches exactes (Lc 1.1-4).
3. Du matériel
prophétique. Environ le quart de la Bible est constitué de prophéties qui
se sont réalisées par la suite. Ces prophéties provenaient directement de Dieu
et le prophète affirmait: «Ainsi parle l’Éternel». Ces prophéties viennent
encore confirmer la fiabilité de la Bible car aucun humain ne peut prédire à
100% le contenu de ses prophéties: Ce que Dieu dit, il l’accomplit (Nb 23.19).
4. Du matériel
historique. Une bonne portion de la Bible rapporte l’histoire de manière
précise soit par des témoins oculaires (Moïse, Josué, Luc compagnon de Paul) ou
par des écrits laissés par des historiens (Gn 5.1; Nb 21.14; 2Sa 1.18; 1Ch
29.29).
5. D’autres matériels
. La Bible cite précisément les mensonges de Satan (Gn 3.4,5) ou des
citations de poètes anciens (Ti 1.12 Épimédide).
c. L'inerrance de ses
écrits **
- Quand on les considère dans
leurs manuscrits originaux (maintenant disparus) les écrits de la Bible ne
comportent aucune erreur de texte, d'histoire ou de science.Lorsque nous
parlons de l'inspiration des Écritures nous comprenons que cette
inspiration est verbale (incluant les mots pas seulement les idées), plénière
(incluant toutes les parties de la Bible), inerrante (infaillible
dans la précision de ses affirmations) et illimitée (en matière de
foi comme en matière d’histoire ou de science ou autres). Tout ce que la Bible dit
est vrai !
- «Ta parole est entièrement
éprouvée» Ps 119.140
- L’inspiration divine des
Écritures ne contredit pas l’implication personnelle des auteurs humains.
Leur caractère et leur style sont reflétés dans leurs écrits. L’Esprit de Dieu,
utilisant et améliorant leurs qualités, a œuvré de manière dynamique avec
les auteurs humains de sorte que les mots utilisés reflètent à la fois la
dimension humaine et le contrôle de l’Esprit qui donnent l’autorité divine
et la précision à chaque mot.
d. La transformation
personnelle de ceux qui croient aux Écritures
Le témoignage personnel
des gens est la meilleure preuve de la fiabilité de la Bible (1Th 2.13). "
Jésus m'a sauvé, il m'a transformé à travers la lecture et l'obéissance à la
Parole de Dieu"
I. D. 2. La formation du
Canon des Écritures
a) L'Ancien Testament.
- Les auteurs ont affirmé
parler de la part de Dieu en disant: «Ainsi parle l’Éternel» (3808 fois
dans l’Ancien Testament). Ensuite ils ont inscrit leurs paroles sur des
rouleaux (Jér 8.8). Des scribes (d’abord appelés sopherim puis massorètes)
ont patiemment recopiés les originaux selon des critères très rigidesde
comptage des mots et des lettres ainsi que les mots et les lettres
centrales de chaque livre.
- On attribue à Esdras le rôle
d'avoir rassembler et conserver les écrits bibliques de l'Ancien
Testament. Dès le IIème siècle av. J.-C. le canon (la règle pour les
livres considérés comme inspirés) et Jésus en a confirmé son authenticité
(Lc 4:17; 24:4) et Paul déclare que "les oracles de Dieu ont été
confiés aux juifs" Ro 3:2.
b) Le Nouveau Testament
- Quand au Nouveau Testament,
les auteurs ont complété leurs travaux à l’intérieur de soixante ans. Ces
auteurs savaient qu’ils écrivaient la vérité qui procédait de Christ et de
sa promesse (Jn 14.26). Le "fragment de Muratori" datant
du deuxième siècle contient les 4 évangiles, les treize épîtres de Paul,
le livre des Actes, les épîtres de Jean, Jude et l'Apocalypse. Avec
Athanase (vers 296-373) Père de l'Église, on trouve la table complète des
écrits acceptés comme inspirés (canoniques).
c) Les critères
nécessaires et le processus à la formation du canon *
- Pour être reconnu comme
inspiré chaque texte devait:
1. Affirmer être d’origine
divine;
2. Être écrit par un auteur
reconnu comme porte-parole de Dieu;
3. Être en accord avec les
écrits déjà reconnus comme étant inspirés;
4. Être universellement
accepté par les Juifs ou par l’Église.
- Le processus d’incorporation
aux Écritures passait par:
1. La reconnaissance
immédiate des écrits par la communauté juive ou par l’Église;
2. L’établissement de
l’authenticité dans d’autres écrits inspirés
3. La reconnaissance
ultérieure par les conciles de l’Église.
I.D. 3. La préservation
des Écritures
- Par la providence et la
promesse de Dieu, j'ai en main et dans ma langue la véritable Parole de
Dieu, transmise de siècle en siècle sans perte essentielle (Mt 5:18).
- La Bible a été
progressivement formée, copiée et reproduite depuis plus de 30 siècles
tout en conservant son caractère authentique et son autorité pour la vie.
- Malgré le fait qu'elle fut
persécutée, oubliée, interdite, brûlée au cours des siècles de captivités
ou de persécutions impériales et religieuses, la Bible conserve néanmoins
un niveau de fiabilité qui est inconcevable sans la foi dans l’œuvre
silencieuse et continue de l'Esprit de Dieu.
a. Les manuscripts originaux
- L'Écriture: Nous avons
l'assurance que l'écriture existait au troisième millénaire avant
Jésus-Christ (ex. 22 000 tablettes au palais de Mari, 18 000 à Ébla).
Moïse, le plus ancien écrivain biblique a écrit autour de 1 500 av.
Jésus-Christ. Les textes originaux de Moïse ou des autres écrivains de la
Bible n'ont pas pu se conserver jusqu'à nos jours. À côté de la tablette
d'argile, le papyrus était le matériau le plus répandu dans l'Antiquité
mais celui-ci se détériore rapidement à l'humidité.
b. Les manuscripts anciens
- L'Ancien Testament: Le plus ancien
manuscrit hébreux complet de l'Ancien Testament date de 1 000 AD (Codex
Leningradensis). Il constitue la base de nos éditions actuelles de
l'Ancien Testament. Les découvertes de Qumran en 1947 ont permis de
vérifier l'exactitude de ce document par divers manuscrits datant du
premier siècle avant Jésus-Christ et même par un manuscrit complet du
livre d'Ésaïe datant de 125 ans av. J-C.
- Le Nouveau Testament: Le plus ancien
fragment grec d'une partie du Nouveau Testament, le P52
contenant une partie de l'Évangile de Jean date de l'an 125 de notre ère.
Un papyrus de la Cave 7 de Qumran contient vraisemblablement des portions
de l’Évangile de Marc datant du milieu du 1er siècle
(contemporain des autographes).
Des Codex plus ou moins
complets du Nouveau Testament datent du 4ème (Codex Sinaïticus et
Vaticanus) et du 5ème siècle (Codex Alexandrinus). Nous possédons
plus de 15 000 manuscrits et portions en grec du Nouveau Testament et citations
bibliques des Pères de l'Église en grec ainsi que 9 000 traductions anciennes
d'après les écrits originaux. Ces sources historiques nous garantissent la
confirmation du texte original avec une fiabilité quasiment parfaite. En fait,
aucune variante du texte grec ne met en doute la véracité du message de Dieu
dans le Nouveau Testament.
I.D. 4 La transmission des Écritures dans notre langue
- Dieu a préservé sa Parole
pour que les gens de toutes les générations à venir puissent le connaître
et connaître sa pensée. Dieu veille encore sur le texte sacré pour qu’il
soit transmis sans altération significative. Les langues bibliques hébreux
et grec sont encore lues et étudiées et forment la base de nos traductions
modernes.
- Toutefois certaines
traductions plus anciennes ont été faites à partir de traductions plutôt
qu’à partir des textes originaux accroissant ainsi le risque
d’inexactitude face au texte original.
- Au début de l'ère
chrétienne, le latin étant devenu la langue universelle. Un Père de
l'Église, Jérome, publia en 405 la traduction latine complète de la
version grecque des Septante. Cette traduction fut nommée Vulgate
parce qu’elle plaçait la Bible à la disposition du peuple (vulgarisation)
dans la langue du peuple.
La version des Septante
incluait à la fois les écrits inspirés et des livres «cachés» et non reconnus:
les apocryphes. Jérome ajouta une mise en garde que les «apocryphes» n’étaient
pas inspirés. Plus de mille ans plus tard, au concile de Trente, l’Église
Catholique Romaine les reconnaîtra comme inspirés .
a. La Bible en Français
- À la fin du 12ème siècle, Pierre
Valdo (1140-1217) traduit la Bible latine Vulgate dans la langue
populaire française. John Wycliffe (1320-1384) traduira lui aussi
de la Vulgate en langue anglaise.
- La diffusion de la
traduction de l’Université de Paris entre 1226 et 1250 menacera les
autorités catholiques qui s’aperçoivent que la lecture de la Bible met en
évidence les discordances entre l’enseignement de la Bible et les
pratiques de l’Église catholique qui interdira, au synode de Reims (1230),
de «traduire en français les livres de la Sainte Écriture».
- Au 15ème siècle,
l’Éurope accueille des anciens manuscrits grecs du Nouveau Testament
appartenant à des Églises du Proche Orient. On fait alors une «critique
textuelle» qui deviendra la base de nouvelles traductions directement
faites des langues originales.
- En 1535, Pierre-Robert
Olivétan (Louis Oliver) termine la première Bible en français traduite
à partir des originaux hébreu et grec. Peu de temps après il meurt
empoisonné, victime de l'Inquisition.
- À partir du 19ème
siècle, suite aux découvertes archéologiques importantes et à la plus
grande importance donnée à l'étude des manuscripts anciens, des traductions
"critiques" des textes hébreux et grecs sont produites et
utilisées plus largement que les traductions basées sur le "texte
reçu" (Textus Receptus) qu’Érasme avait publié au 16ème
siècle.
b. La diversité des
traductions modernes de la Bible en français*
- La différence des
traductions de la Bible porte essentiellement sur le choix des mots que le
traducteur utilise pour transmettre les textes originaux. Certains
traducteurs insisteront par souci de protection de l’inspiration verbale
sur la nécessité de transmettre mot à mot le texte d’une langue à l’autre.
D’autres traducteurs, par souci de bien communiquer le sens du message
inspiré de Dieu insisteront sur la facilité de compréhension du texte par
le lecteur moderne.
- Nous dirons de la Bible
Darby qu’elle est une traduction littérale; la Bible Segond
(NEG) ou la Bible de Jérusalem qu’elles sont des équivalences
formelles; la Bible Semeur ou la Bible Tob qu’elles sont des
équivalences dynamiques ou que la Bible en français courant est une
paraphrase puisque, dans la traduction (l’interprétation), l’idée est
maintenue plutôt que les mots.
Acétate: La traduction de la
Bible
tiré de
L’Histoire Merveilleuse de la
transmission de la Bible
p.37
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Romains 5.8
|
|
sunisthsin
de thn eautou agaphn eij hmaj o qeoj
démontre -- le de lui
amour pour nous - Dieu
oti eti amartwlwn ontwn
hmwn
parce que encore
pécheurs étant nous
Cristoj uper hmwn
apeqanen
Christ pour nous est
mort
|
|
DARBY
Mais Dieu constate son amour envers nous en ce que,
lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous
JÉRUSALEM
…mais la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ, alors que nous
étions encore pécheurs, est mort pour nous
SEMEUR
Mais voici comment Dieu montre l’amour qu’il a pour nous: alors que nous
étions encore pécheurs, le Christ est mort pour nous
|
SEGOND
Mais en ceci, Dieu prouve son amour envers nous:
lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous
TOB
Mais en ceci Dieu prouve son amour envers nous: Christ est mort pour nous
alors que nous étions encore pécheurs
FRANÇAIS COURANT
Mais Dieu nous prouve à quel point il nous aime: le Christ est mort pour
nous alors que nous étions encore pécheurs
|
(Diffuse avec la
permission de René Labbe (auteur) pasteur de l'Eglise Baptiste Evangélique de
Beauport)
Le rédacteur est
Missionaire James Nelson,
jan23@cox.net
Le Webmaster est Martin Gutzmer mrgutzmer@gmail.com
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